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À PROPOS

ANTI-DESSIN

 

Mon travail s’articule autour d’un seul et unique matériau : le fusain.

 

Outil de dessin par excellence, il est utilisé dans de nombreuses académies comme le principal médium de l’enseignement à cause de sa très grande souplesse d’utilisation.

 

Pour ma part j’en détourne l’usage puisque je l’écrase sur le papier à l’aide de différents outils et qu’il rencontre de nombreux accidents.

J’utilise aussi son très grand pouvoir volatile. Le fusain, tant qu’il n’est pas fixé, reste très fragile, instable, toujours en mouvement.

 

Je recherche l’aléatoire, le hasardeux, l’étonnant de l’accident.

Et son acceptation qui n’est pas toujours facile.

 

Accepter de laisser une part de hasard et d’incontrôlé dans un processus par ailleurs très encadré.

 

C’est une sorte d’anti-dessin. 

Toutes les œuvres présentées sur ce site sont à vendre.

Si vous êtes intéressé, merci de me contacter via le formulaire de contact en cliquant ici.

François Supiot

 

Je suis né à Angers en 1969.

J’ai passé les 18 premières années de ma vie dans une petite commune de la vallée du Layon. Issus d’un milieu où l’art et la culture avaient peu d’importance, je me suis cultivé seul en participant à un spectacle de théâtre amateur où j’ai découvert la littérature et la poésie. Cette découverte m’a incité à m’intéresser à la peinture, en particulier aux mouvements d’avant-garde de l’entre-deux guerre. C’est à cette époque que je découvre l’œuvre d’Antonin Artaud, les romans de Céline et les chansons de Léo Ferré.

À 16 ans, encore autodidacte, je commence à produire mes premières images autour du thème de la figure humaine. J’expérimente de nombreuses techniques graphiques dans le cadre du mail art et de la microédition que je pratique activement au lycée. Ce moyen d’expression me permet de découvrir la mise en page à travers la création de revue, fanzine et autres supports pour lesquels je réalise de nombreuses images souvent dans des styles très différents.

En 1989 après une scolarité laborieuse j’entre à l’école Penninghen. Une nouvelle période s’ouvre pour moi où je découvre le dessin académique et les arts graphiques tout en continuant mes recherches personnelles en peinture. Mes formats augmentent en taille et ma technique se tourne résolument vers l’acrylique sur toile.

Après plusieurs expositions dont une participation au salon de la jeune peinture de Montrouge en 1996, mon travail s’oriente petit à petit vers le numérique grâce au logiciel Photoshop qui devient véritablement exploitable pour la création d’images de plus en plus sophistiquées.

En 1999 je me tourne vers le numérique. Mixant deux approches complémentaires : d’une part un travail de commande pour la presse (Libération, le Monde, le Temps, Télérama, etc....) autour de sujets d’actualité ou sociétaux. D’autre part une recherche personnelle autour de la figure et du corps humain.

Depuis 2019, je mène de front plusieurs démarches : un travail numérique, une recherche traditionnelle autour d’un médium unique : le fusain et une adapta- tion de mes images au monde du tatouage.